Selecciona una palabra y presiona la tecla d para obtener su definición.
 

1

Il est évidemment impossible d'entrer à soi seul dans la masse de papiers et d'informations que représente la presse -rien qu'entre 1871 et 1885, on compte, à Madrid, 600 titres de presse non quotidienne et non scientifique (Cazottes, 1982)-, a fortiori dans une perspective comparatiste. Cette contribution de médiation à partir de la recherche espagnole ou en espagnol (voir dans ce volume l'étude de Marta Giné, L'état des recherches sur la presse espagnole au XIXe siècle a donc pour seule ambition d'introduire à des recherches plus ambitieuses et exhaustives.

 

2

En 1835, par exemple, El Español importe ses machines d'Angleterre (Seoane, 1983, p. 149) et en 1838 on trouve dans El Semanario Pintoresco une description de la presse Giroudot qui sert à son impression. Sur les gravures, voir Le Gentil (1909, P- 51)-

 

3

C'est ainsi que Mesonero Romanos, futur directeur d'El Semanario Pintoresco, est, fin 1833, mis en contact en France avec la «ferveur littéraire pittoresque» (Seoane, 1983, p. 149) ou que les artistes espagnols du Semanario Pintoresco se forment à la gravure typographique (Le Gentil, 1909, p. 51).

 

4

En 1869, El Imparcial fait, par exemple, état des «dépêches télégraphiques» fournies par les agences Fabra (créée en 1865) et Havas qui, en 1870, convertira l'agence espagnole en succursale.

 

5

À une époque où être journaliste est encore loin d'être une véritable profession, les correspondants sont souvent des Espagnols exilés ou émigrés.

 

6

Comme Leopoldo Alas «Clarín» ou bien Bailly-Baillière, éditeur de Lectura para todos (Palenque, 1992) ou Lázaro Galdiano (Botrel, 2005).

 

7

À côté de quelques journaux publiés en français sur le territoire espagnol (Seoane, 1983, p. 101), la presse libérale de l'exil, après avoir été principalement londonienne, est, à partir de 1830, publiée en espagnol à Paris (Fuentes, Fernández Sebastián, 1997, p. 59). On connaît antérieurement quelques tentatives, comme celles d'Alberto Lista, d'un journal afrancesado en 1810, ou d'un journal espagnol publié en France, en 1828, «secrètement ministériel et ostensiblement impartial» (Barrera, 2000, p. 68 et suivantes.) On ne saurait oublier les publications périodiques éditées en France ou en Espagne à l'intention de l'Amérique hispanique, souvent par les hispano-américains eux-mêmes (voir Seoane, 1983, p. 110 et suivantes).

 

8

Cette presse importée étant confondue dans les statistiques globales concernant l'imprimé (Botrel, 1989), il est difficile d'en apprécier le poids, mais la réception régulière de la presse étrangère, française essentiellement, est abondamment attestée dans les différents cercles de sociabilité en Espagne (par exemple, Botrel, 1997, pp. 228-299 et p. 2004).

 

9

Museo de las familias/Musée des familles, Revista de Ambos Mundos/Revue des Deux Mondes, Diario de los Debates/Journal des Débats, La Minerva nacional/La Minerve française, El Censor/Le Censeur européen, etc. El Artista (1835-1836), analysé par J. Simón Díaz (1946), doit son titre, son format, son orientation et même son type de lettres à L'Artiste d'Achille Ricourt (1831-1838), qui n'est jamais cité malgré le plagiat d'articles et de gravures (Seoane, 1983, p. 147); No me olvides est un écho évident de Forget me not, etc. Selon Le Gentil (1909, p. 91, p. 103 et 110) la Revista de Madrid rappelle dans une certaine mesure la Revue de Paris, El Entreacto, L'Entracte, le Repertorio dramático est calqué sur le Magasin théâtral et La France dramatique, la Revista de teatros rappelle Le Monde dramatique, etc.

 

10

Dès 1828, on trouve dans un projet de Lista le Journal des Débats comme modèle explicite, quand il imagine son journal imprimé sur un pliego de papel grande como el del citadoDiario de los Debates (Barrera, 2000, p. 72), inmenso papel extranjero, selon Larra en 1833.